Black or White ? Just Talk

Ça y est, c’est fait, j’ai choisis Obama depuis le dernier discours au terme de la convention du parti démocrate. Complètement séduit par son charisme et sa capacité à enthousiasmer les foules, ci-dessous quelques extraits de son discours :

 

…………

 

Ce soir, davantage d’Américains sont sans emploi, et davantage d’Américains travaillent plus dur pour gagner moins

 

………….

 

Et quand un de ses principaux conseillers (McCain), l’homme qui a rédigé son programme économique, a déclaré à propos des angoisses ressentis par les Américains, que ces derniers souffraient juste d’une récession mentale et que nous étions devenus, je le cite, une « nation de pleurnichards »

 

(HUEES)

 

Une nation de pleurnichards? Allez dire cela aux fiers ouvriers d’une usine automobile du Michigan qui continuaient à venir chaque jour et à travailler plus dur que jamais après l’annonce de la fermeture de l’usine, parce qu’ils savaient que d’autres gens comptaient sur les freins qu’ils fabriquaient.

 

Allez dire cela aux familles de militaires qui portent leur fardeau en silence, lorsqu’ils voient leurs êtres aimés partir pour leur troisième, quatrième, cinquième, mission.

 

Ce ne sont pas des pleurnichards. Ils travaillent dur, ils en rendent une partie, et ils continuent sans se plaindre. Ce sont les Américains que je connais.

 

…………… 

 

 

Parce que, sur les visages de ces jeunes vétérans qui reviennent d’Irak ou d’Afghanistan, je vois mon grand-père, qui s’était enrôlé après Pearl Harbour, avait marché dans l’armée de Patton, et avait été récompensé par une nation pleine de gratitude qui lui avait donné la chance d’étudier à l’université, grâce au financement de la loi sur les GI.

 

Sur le visage de ce jeune étudiant, qui dort trois petite heures avant son travail de nuit, je pense à ma mère, qui a élevé, seule, ma sœur et moi, alors qu’elle travaillait et étudiait pour avoir un diplôme, quia dû à une occasion revenir aux bons alimentaires, mais qui a quand même réussi à nous envoyer dans les meilleures écoles du pays grâce à l’aide des prêts scolaires et des bourses.

 

……………….. 

 

Ce sont mes héros et ce sont leurs histoires qui ont façonné ma vie. Et c’est en leur nom que j’ai l’intention de gagner cette élection et de porter notre promesse intacte jusqu’à la présidence des Etats-Unis.

 

(APPLAUDISSEMENTS)

 

Quelle est cette promesse de l’Amérique? C’est une promesse qui dit que chacun d’entre nous a la liberté de choisir la vie qu’il veut mener, mais que nous avons aussi l’obligation de traiter les autres avec dignité et respect.

 

C’est une promesse qui dit que le gouvernement ne peut pas résoudre tous nos problèmes, mais qu’il doit faire ce que nous ne pouvons pas assurer nous-mêmes: nous protéger du mal et fournir à chaque enfant une éducation décente; conserver une eau propre et nos jouets en sécurité; investir dans de nouvelles écoles, de nouvelles routes, la science et la technologie.

 

Notre gouvernement devrait travailler pour nous, pas contre nous. Il devrait nous aider, pas nous faire du mal. Il devrait garantir que les opportunités n’existent pas seulement pour ceux qui disposent de l’argent et de l’influence, mais pour tout Américain disposé à travailler.

 

…………………

 

Vous savez, contrairement à John McCain, je vais cesser d’accorder des exonérations fiscales aux entreprises qui délocalisent les emplois à l’étranger, et je vais commencer à les accorder à celles qui créent des emplois ici, en Amérique.

 

(APPLAUDISSEMENTS)

 

J’éliminerai l’impôt sur les plus-values pour les petites entreprises et les start-ups qui créent les employés qualifiés et bien payés de demain.

 

…………………. 

 

Oui, nous devons fournir plus d’échelles vers le succès pour nos jeunes hommes qui sont tombés dans le crime et le désespoir. Mais nous devons reconnaître que les meilleurs programmes ne remplaceront pas des parents, que ce n’est pas le gouvernement qui peut éteindre la télévision et faire en sorte que les enfants fassent leurs devoir, que les pères assument leurs responsabilités pour offrir amour et conseils à leurs enfants.

 

La responsabilité individuelle, et la responsabilité collective, c’est l’essence même de la promesse de l’Amérique. Et de la même manière que nous tiendrons cette promesse vis-à-vis de la prochaine génération chez nous, nous devons aussi tenir la promesse de l’Amrique à l’étranger.

 

…………………

 

Nous sommes le parti de Roosevelt. Nous sommes le parti de Kennedy. Alors ne me dites pas que les Démocrates ne défendront pas le pays. Ne me dites pas que les Démocrates ne nous protégeront pas.

 

…………………

 

Les temps sont trop sérieux, les enjeux trop importants pour cette rangaine partisane. Alors accordons-nous sur le fait que le patriotisme n’a pas de parti. J’aime ce pays, et vous aussi, John McCain aussi.

 

………………… 

 

Je sais que certains ne partagent pas de telles convictions, un tel optimisme. Ils disent que notre volonté de faire de notre vie publique quelque chose de plus grand, de plus solide, de plus honnête n’est qu’un cheval de troie pour des impôts plus élevés et l’abandon des valeurs traditionnelles.

 

Il faut s’attendre à cette critique, parce que si vous n’avez pas d’idée nouvelle, vous ne pouvez qu’utiliser que des tactiques éculées pour faire peur à l’électeur.

 

(APPLAUDISSEMENTS)

 

Si vous n’avez pas de bon bilan que vous pouvez défendre, alors vous n’avez plus qu’à dépeindre votre adversaire comme quelqu’un à fuir. Vous abordez une grande élection avec des mesquineries.

 

Et vous savez quoi? Cela a déjà marché, parce que ce discours se nourrit de la méfiance que nous avons tous vis-à-vis du gouvernement. Quand Washington ne fonctionne pas, toute la promesse qu’il pourrait porter semble vide. Si vos espoirs ont été déçus et déçus encore, alors mieux vaut cesser d’espérer et se contenter de ce que vous connaissez déjà.

 

Je comprends cela. J’ai conscience que je ne suis pas le candidat le plus probable pour cette position. Je n’ai pas le profil typique, et je n’ai pas passé ma carrière dans les allées de Washington.

 

Mais je suis devant vous ce soir parce que partout, de part et d’autre de l’Amérique, quelque chose bouge. Ce que les défaitistes ne comprennent pas, c’est que cette élection n’a jamais tourné autour de moi: elle tourne autour de vous.

 

………………

 

Vous savez, ce pays, notre pays a plus de richesse que n’importe quelle nation, mais ce n’est pas ce qui nous rend riche. Nous avons l’armée la plus puissante de la terre, mais ce n’est pas ce qui nous rend forts. Nos universités et notre culture sont jalousés partout dans le monde, mais ce n’est pas la raison pour laquelle le monde vient vers nos rivages.

 

 

 

 

La raison, c’est l’esprit américain, la promesse américaine, qui nous fait avancer même quand le sentier est difficile; qui nous lie en dépit de nos différences; qui nous fait porter le regard non pas vers ce qui est visible, mais vers ce qui est invisible, un endroit un peu fou.

 

Cette promesse est le plus grand héritage que nous ayons reçu. C’est la promesse que je fais à mes filles quand je les borde le soir, et une promesse que vous faites aux vôtres, une promesse qui a permis aux immigrants de franchir les océans et aux pionniers de voyager vers l’ouest, une promesse qui a conduit les travailleurs à manifester et aux femmes à exiger le droit de vote.

 

(APPLAUDISSEMENTS)

 

Et c’est la promesse qui, il y a 45 ans, a amené des américains de tous les horizons de ce pays à se réunir sur le Mall de Washington, devant le mémorial de Lincoln, et à écouter un jeune prédicateur de Georgie parler de son rêve.

 

(APPLAUDISSEMENTS)

 

Les hommes et les femmes qui se sont retrouvés là pouvaient à l’époque entendre de nombreuses choses. Ils pouvaient entendre des mots de colère et de discorde. On pouvait leur avoir dit de céder à la peur et aux frustrations liées à tant de rêves non réalisés. Mais ce que ces gens ont préféré écouter -des gens de diverses couleur et croyances, de tous horizons- c’est qu’en Amérique, nos destins sont inextricablement liés, et nos différents rêves peuvent n’en faire qu’un.

 

« Nous ne pouvons pas marcher seuls, ” avait lancé le prêcheur. ” Et en marchant, nous devons faire le serment que nous iront toujours de l’avant. Nous ne pouvons rebrousser chemin ».

 

Amerique, nous ne pouvons rebrousser chemin…

 

(APPLAUDISSEMENTS)

 

… car il reste tant de travail à accomplir; tant d’enfants à recevoir une éducation, tant de vétérans dont il faut prendre soin; une économie à remettre sur pied; des villes à reconstruire; des fermes à sauver; tant de familles à protéger, tant de sorts à améliorer.

 

Amerique, nous ne pouvons rebrousser chemin; nous ne pouvons marcher seuls.

 

A cet instant, cette élection, nous devons promettre, de nouveau, de marcher vers l’avenir. Respectons cette promesse, cette promesse américaine, et pour reprendre les mots des écritures, tenons ferme, sans vaciller, la déclaration publique de notre espérance.

 

Merci. Que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.

 

 

Je vois déjà les plus sceptiques d’entre vous qui lanceront « obama ou McCain, c’est tous les mêmes, la politique étrangère des Etats-Unis ne changera pas….. », je suis d’accord sur certains points; que certains dossiers sont gérés par des lobbys au-delà de tout président ou parti politique, mais ce que j’aurais aimé voir un orateur tel que celui la au Maroc, nous savons tous qu’il est impossible de tout changer du jour au lendemain, mais nous avons urgemment besoin  de leaders politiques et autre qui « enthousiasmerais » tout les Marocains lors de chaque discours……..ça serait tellement bien

 

L’art oratoire et la communication ont ça de bien, c’est que, quoi qu’il en soit pour les actes d’apres, un leader a l’obligation d’insuffler de l’air positif……………

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4 Responses to Black or White ? Just Talk

  1. Mounir says:

    Je ne parlerai pas des élections US en terme de géostratégie, des intérêts et enjeux que nous pourrons avoir, ni même d’un sens pragmatique. En se positionnant dans le pays de l’oncle Sam, je trouve qu’une révolution est en train d’être opérée!
    Il y a juste un demi siècle, un homme comme Obama ne pouvait avoir un droit de cité, aujourd’hui, il est présidentiable!
    L’amérique c’est aussi ce modèle fascinant du “Impossible is nothing!”

  2. Reda says:

    bienvenu cher ami aux club des votants frustrés pour obama. on est nombreux à le soutenir au Maroc. Mais l’obama mania est inquiétante en raison du fait qu’elle s’incarne en une adularion presque irreflechie. Beéucoup l’aiment comme ils aimeraient une star du Rock, sans vraiment se poser de questions sur son programme, ses réformes à venir … MAis bon, c’est vrai que question charisme , il n’a pas sin pareil en ce moment.

  3. TimTim says:

    Moi je vois en lui un homme aussi “dangereux” que tout autre, qui est allé jusqu’à diaboliser l’islam pour qu’on ne lui prête pas cette religion.

    De nombreux musulmans ont d’ailleurs décidés de ne pas clamer haut et fort leur soutien au candidat noir, car toute manifestation d´allégeance à son égard pourrait être utilisée par ses adversaires pour susciter un sentiment de peur à son égard, encourager les fausses rumeurs sur sa religion, voire le “ben-ladeniser!

    Et durant toute sa campagne Obama prend de plus en plus de distance avec les musulmans.

    Obama suivra l’establishment et traitera les arabes et les musulmans comme ils ont toujours été traités…je ne crois pas en lui!

    Mais belle verve et beau spectacle…on aime l’écouter comme on aime écouter les beaux discours des président états uniens dans les filsm holywoodiens!

    Je reprendrais cette belle analyse du père Leahy, du Groupe de dialogue interreligieux de Chicago, qui pense que le comportement d’Obama est honteux et qu’il aurait pu simplement clore le débat sur son identité religieuse en disant quelque chose du genre:
    “Vous savez, j´étais un petit garçon à l´époque. Il y a beaucoup de choses dont je ne me souviens pas. Ma première vraie expérience religieuse c´était à l´âge de 16 ans quand j´ai adhéré à mon groupe d´études bibliques. Mais laissez-moi vous dire ceci : je n´ai jamais regretté avoir eu la chance de côtoyer de très près des représentants de la deuxième plus grande communauté religieuse au monde. Et mes électeurs n´ont pas à le regretter non plus. Car la seule façon de résoudre les différends que nous pouvons avoir entre nous, chrétiens et musulmans, c´est en apprenant à mieux nous connaître. Et je suis content d´avoir eu la chance de pouvoir le faire dès mon plus jeune âge”

    Dur dur d’être musulman de nos jours! A qui la faute?

  4. CURSUS says:

    On va voir les resultats
    Maroc etudiant

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