Le Festival International du Film de Marrakech apprenait dimanche matin une bien triste nouvelle, celle du décès dans un accident de la circulation de Nouzha Drissi, cinéaste et fondatrice du Festival de documentaires FIDA DOC’Souss d’Agadir. Le monde du cinéma marocain lui rend ici hommage.

Nouzha Drissi avait fondé le Festival du FIFA DOC'Souss, festival de documentaires à Agadir./DR
Nouzha Drissi avait fondé le Festival du FIFA DOC’Souss, festival de documentaires à Agadir./DR 

 

Mohamed Ismail, réalisateur

“Je l’ai connu dans le cadre du Festival FIDA DOC’Souss d’Agadir. C’était une militante, une professionnelle qui a fait beaucoup pour le cinéma et notamment pour la branche documentaire. C’était aussi une personne très affective, très ouverte. Nous avons perdu une vraie amie, une grande professionnelle. C’est dommage.”

Mohamed Abderrahmane Tazi, réalisateur

“Je là connaissait depuis l’époque où j’étais directeur de production à2M. Elle était alors venue me voir, peu de temps après son retour au Maroc, pour me proposer des documentaires. Je là trouvais très dynamique, très impliquée. Elle croyait vraiment en ce qu’elle faisait, et voulait réellement donner une place au documentaire au Maroc. De plus, elle avait un côté très humain, très social. Nous perdons une cinéaste de grande valeur.”

Ahmed Boulane, réalisateur

“J’étais vraiment triste à l’annonce de cette nouvelle, d’autant qu’elle venait juste de s’installer dans le même quartier que moi à Casablanca et que de fait, nous nous étions liés d’amitié. Une fois, je me souviens, nous nous étions rencontrés dans un train Tanger-Casablanca et nous nous sommes racontés nos vies. Elle avait déjà vécu un traumatisme étant enfant, car ses parents étaient décédés eux aussi dans un accident de voiture en France. Nous venons de perdre une grande dame. C’était une femme rare, libre, militante et aimant la vérité.”

Nour-Eddine Lakhmari, réalisateur

“Nouzha Drissi était quelqu’un que j’admirais et aimais beaucoup. Une des rares femmes marocaines qui n’a jamais hésité à dire réellement ce qu’elle pensait, qui nous défendait contre les gens soi-disant “pour le cinéma” mais qui le critiquaient constamment. Elle était toujours là pour nous défendre et dire, attention, il n’y a que le talent, que la volonté d’aller en avant qui peut nous pousser à faire de bons films. Pour moi, c’est une très grande perte pour le milieu cinématographique marocain.”

Abdelhay Laraki, réalisateur

“J’applaudis très fort ce qu’elle a fait revivre, la tradition des documentaires qui avait disparu du Maroc et qui pourtant était très répandue dans les années 50 et 60. Avec le Fidadoc, elle a donné à Agadir l’opportunité d’abriter un festival de grande qualité et surtout de grande utilité.”

Ahed Bensouda, réalisateur

“Je l’ai connu au Festival du film africain du Burkina Fasso où elle faisait la promotion de son festival le Fidadoc. Je me rappelle très bien de son dynamisme, c’était une femme très active, engagée et serviable.  Elle faisait également partie de la commission des avances sur recettes du CCM. Elle a agit sur beaucoup de films marocains, au moins une cinquantaine. Ses conseils étaient précieux, elle m’avait aidé sur la préparation de mon nouvel opus. C’était une vraie militante. Elle était aussi très appréciée en France où elle était bien introduite dans le réseau du cinéma et du documentaire. C’est vraiment triste, elle va nous manquer.”

Farida Benlyazid, réalisatrice

“Je suis très très affectée par la nouvelle. Je vous avoue que je n’arrive toujours pas y croire. On travaillait ensemble sur une coproduction et on avait justement rendez vous aujourd’hui pour avancer sur le projet. C’était une passionnée, j’avais été juré dans son Festival il y a deux ans, nous avions une relation très complice. Je ne m’en remets pas.”

Latif Lahlou, réalisateur

“Nouzha, c’était d’abord une amie. C’était une femme extrêmement sensible, une vraie artiste. J’en tremble de tout mon corps tellement je n’y crois pas. On travaillait avec Farida et Nouzha sur un docu-fiction sur le Sahara. On aurait dû se voir aujourd’hui, mais elle n’est pas là. C’est bien plus qu’une perte. C’est incommensurable. Elle va vraiment beaucoup nous manquer. Elle aura réussi à faire ce que bien d’autres n’ont jamais réussi. Réintroduite cet art majeur qu’est le documentaire dans le paysage audiovisuel marocain.”

Ali Tahiri, réalisateur

“C’était une femme passionnée, courageuse et militante. Elle faisait partie des trop peu d’artistes au Maroc qui défendent le genre documentaire. Elle restera gravée dans nos cœurs et nos mémoires, à l’image de son travail sur la mémoire. Je pense que le plus beau hommage que l’on puisse lui faire c’est de continuer à faire vivre son Festival.”

Narjiss Nejjar, réalisatrice

“C’est une amie. Une femme qui était d’une très grande intelligence et probablement d’une toute aussi grande souffrance… Je suis très émue, j’ai fait un aller-retour sur Casablanca pour ses funérailles. Elle m’a envoyé un petit message pour l’ouverture du Festival, disant qu’elle m’envoyait “mille étoiles”. Je ne sais pas quoi dire, c’est toujours très difficile de parler de quelqu’un dont l’absence est éternelle. C’est une Grande Dame, et comme tous les Grands, leur passage sur terre ne dure pas forcément.”

Propos recueillis par Muriel Tancrez, Najlae Naaoumi et Alix Merle des Isles

Source : http://www.aufaitmaroc.com/culture/fifm/2011/12/4/nous-venons-de-perdre-une-grande-dame

Publié par : ouchagour | novembre 24, 2011

Maroc et Qatar : Relance

 

Pendant que tout le monde a les yeux rivés vers les élections législatives, j’attire votre attention sur une signature d’ordre stratégique sur le plan économique et géopolitique : le Maroc et le Qatar ont signé jeudi 24 novembre quatre accords de coopération bilatérale dans les domaines de l’investissement, du tourisme, de l’énergie et de l’emploi.

 

L’accord  conclu jeudi à Rabat entre le Fonds marocain pour le développement touristique (FMDT) et les Fonds d’investissement souverains de certains pays du Golfe mobilisera des investissements de plus de 20,8 milliards de DH dans le secteur touristique au Maroc, a indiqué le ministère du Tourisme et de l’Artisanat.

 

Cet outil “souverain d’investissement permettra de concrétiser de manière opérationnelle l’engagement volontariste pris au niveau du secteur du tourisme pour dynamiser l’investissement à même d’accompagner la réalisation des grands chantiers de la Vision 2020 présentée à SM le Roi lors des dernières assises du Tourisme en novembre 2010″.

 

Wessal capital, structure innovante de par sa structuration financière et la nature des projets qu’elle envisage de réaliser, ambitionne de se doter de profils pointus qui lui permettront de relever le défi de mise en place de projets touristiques avec des concepts innovants et sophistiqués. “La création de cet outil d’investissement, concret et adapté à la stratégie d’investissement du secteur touristique telle que construite sur la Vision 2020, se veut le fruit d’un partenariat qui vient consolider les relations historiques et fraternelles, liant le Maroc aux pays du Golfe”, poursuit le communiqué indiquant que cette instance sera présidée par un représentant du Maroc.

 

Décryptages

Normalien et agrégé d’histoire, Alexandre Adler, considéré en France comme une référence en matière de géopolitique et de conflits internationaux, estime mardi dans un entretien à atlasinfo.fr qu’un raz-de-marée du PJD lors des législatives du 25 novembre est exclu. Selon lui, toute poussée du PJD relèverait plus d’un affaiblissement d’un Parti de l’Istiqlal en crise que d’une adhésion à ce parti islamiste.

ALEXANDRE ADLER

ALEXANDRE ADLER

Atlasinfo : Des observateurs, qui surfent sur l’arrivée du parti islamiste tunisien Ennahda au pouvoir, pronostiquent la victoire du parti islamiste marocain Justice et Développement aux élections législatives du 25 novembre prochain. Croyez-vous à la fatalité en politique ? 

Je ne crois pas à la fatalité quant à une supposée victoire des islamistes marocains aux élections législatives du 25 novembre. Les islamistes tunisiens ont occupé tous les espaces après l’effondrement du régime de Ben Ali. Au Maroc, rien de tel ne s’est produit. Il y a eu plutôt une adhésion massive en faveur d’une réforme. Le PJD depuis plusieurs années joue avec le palais en se présentant comme une force constructive. La seule chose dont on peut être certain est que l’actuelle modération observée par Ennahda va servir de propagande pour le PJD.
La situation du Maroc n’est pas comparable aux autres pays du Maghreb. Le Maroc a fait l’expérience d’un pluralisme politique important et pratiquement sans interruption depuis l’indépendance. Depuis , il existe des partis politiques organisés et un débat politique qui a donné lieu à l’existence d’analyses différentes de la société. C’est un aspect très important de l’héritage marocain. Dans ces conditions, un raz de marrée du PJD comme celui qu’Ennahda a réussi à réaliser en Tunisie me semble exclu au Maroc. En revanche, il n’est pas impossible que le PJD apparaisse à l’issue de ces élections comme l’un des partis importants. Mais il n’aura certainement pas la situation qu’Ennahda s’est acquise en Tunisie et que les frères musulmans égyptiens, au moins jusqu’aux derniers évènements de la Place Tahrir au Caire, espéraient aussi acquérir.

Peu-t-on parler d’un retour en force de l’islamisme politique et gestionnaire ?

Le phénomène islamiste dans le monde musulman n’est un phénomène positif. Les islamistes ont des idées négatives en matière notamment des droits de la femme, du statut des minorités de toute nature, des relations internationales. Le développement de la démocratie va permettre à des forces qui refusent la logique de l’islamisme de l’emporter. Le peuple marocain a cette chance.

La fragmentation du champ politique marocain peut-elle présenter une opportunité pour le PJD ?

La reconstitution de la Koutla ou la formation d’autres coalitions représentent à l’opposée de la Tunisie une véritable force face au parti d’Abdelilah Benkirane. Encore une fois, la situation au Maroc n’est comparable à la Tunisie. Puis n’oublions pas l’importance du Mouvement berbère qui dispose de réserves de voix importantes. La poussée du PJD pourrait être forte en raison de la crise que traverse l’Istiqlal et de son expérience à la tête du gouvernement, mais elle ne sera pas décisive.
Le Maroc a toujours intégré des forces politiques très différentes. Il ya une tradition marocaine de compromis car le Maroc est un véritable Etat qui est inscrit dans la durée historique. J’espère que l’islamisme marocain suivra cette tradition de sagesse.

La réforme de la Constitution et la tenue d’élections législatives anticipées annoncent-elles une nouvelle ère au Maroc ?

La nouvelle ère a commencé avec la réforme constitutionnelle et la transformation du pouvoir monarchique. A certains égards, c’est un tournant aussi important que l’a été l’indépendance du Maroc. Le Maroc rentre dans une nouvelle phase de son histoire et si on y ajoute le fait que le Maghreb tout entier va maintenant basculer dans une phase beaucoup plus active et qu’à l’intérieur de ce Maghreb, le Maroc est le seul Etat puissant disposant d’une légitimité et d’un débat politique plus ancien, c’est évidemment un surcroit de responsabilité sans commune mesure avec ce que le Maroc a connu dans le passé.

Y-a-t-il une corrélation entre ces réformes et le Printemps arabe ?

Il y a évidement une corrélation. Mais depuis son avènement, le roi Mohammed VI a mené des réformes. La plus emblématique est celle de la Moudawana. Il y a aussi l’amélioration considérable du climat d’expression, de la liberté de presse et celle d’entreprendre. C’est la raison pour laquelle le Maroc n’a pas connu l’explosion tunisienne. La Tunisie était une véritable cocotte-minute. Le Maroc n’a pas cessé d’élargir les espaces d’expression de telle sorte que la majorité de la population s’y retrouvait dans la démarche monarchique. Depuis la mort du roi Hassan II, la monarchie a été réformée de manière importante même si le roi défunt n’a jamais tenu une dictature exclusive comme l’a fait Ben Ali de manière totalement absurde.

A l’issue de ce scrutin, le futur chef de gouvernement sera tenu responsable de ses actes et de ceux de son gouvernement..

Pour les Marocains, le premier ministre n’a été qu’une sorte de rouage administratif. Aujourd’hui les choses vont aller différemment. Dans l’état actuel des choses, lorsqu’on voit ce qui se passe en Tunisie, en Lybie, au Caire, en Syrie, le monde arabe a plus besoin d’être dans l’action. Il faut absolument que le Maroc donne le sentiment d’aller de l’avant. Beaucoup de choses dépendent de lui, d’abord pour le peuple marocain, mais aussi pour l’ensemble du Maghreb, voire pour le monde arabe. Aujourd’hui, le Maroc est en train de rentrer par la grande porte dans l’Histoire. A certains égards, le prestige du Maroc est comparable à celui dont a bénéficié le roi Mohammed V à l’indépendance et qui a été contesté par une Algérie révolutionnaire. L’histoire revient en arrière et donne au Maroc une opportunité d’être un leader en matière de réformes dans le monde arabe.

Mardi 22 Novembre 2011 – 14:49
Propos recueillis par Hasna Daoudi
Publié par : ouchagour | novembre 21, 2011

Maroc-exclusif : le sondage interdit (Source : Maghreb Intelligence)

Deux instituts français, Le Think Tank « Institut Thomas More » et « Tendances Institut »  ont dévoilé les résultats d’une vaste enquête d’opinion sur Internet menée en prévision des élections législatives marocaines. Les deux institutions, selon nos informations, auraient des chiffres assez précis sur les résultats du scrutin de vendredi, mais se seraient abstenus de es dévoiler, afin de ne pas circonvenir à la règle –inique- édictée par le ministère de l’intérieur.  Depuis l’annonce de la sortie de leurs résultats, les deux instituts sont harcelés au téléphone par les états-majors des partis politiques afin de se procurer les précieux chiffres. A leur grand dam, tous se seraient vus opposer une fin de non recevoir de la part des experts français, qui souhaitent « rester dans le cadre de la légalité marocaine ». Néanmoins, selon des fuites issues de sources ayant pu consulter l’intégralité des documents, le champ politique marocain resterait « très fragmenté » à la veille du scrutin, et aucun leadership ne se dégagerait, la pôle position étant occupée par deux formations qui se placeraient « au coude à coude ». Toujours selon ces sources l’électorat marocain est  caractérisé par sa « très forte volatilité », ce qui rendu très difficile  les travaux de l’enquête. Autre surprise, le taux de participation, serait « légitimement en hausse » par rapport aux élections précédentes.

D’inspiration libérale, L’Institut Thomas More publie chaque année un très attendu baromètre des réformes de Nicolas Sarkozy, ainsi qu’une analyse sur les dépenses des collectivités locales françaises. Quand à Tendances Institut, c’est une institution spécialisée dans l’analyse qualitative de l’Internet qui compte parmi ses clients plusieurs multinationales.

 

Source : http://www.maghreb-intelligence.com/

Publié par : ouchagour | juin 20, 2011

Tribune : Appel

En réaction d’un tweet de mon ami Mounir Bensalah : « Prière a 1blogueur d’ouvrir 1tribune pour publication des avis sur #dostour »

Je lance un appel pour tous les articles liés à la nouvelle constitution

Partageons sur cet espace des articles dont l’objectif est d’expliquer, de vulgariser et d’échanger sur les différents aspects de notre constitution afin que chaque citoyen et citoyenne puisse prendre position.

A vous la parole, l’analyse..et à nous tous l’évaluation

PS : nabil.ouchagour@gmail.com pour l’envoi des articles , liens..

Publié par : ouchagour | juin 27, 2010

Un numéro pas comme les autres

Non, je n’ai pas besoin d’un an après pour écrire en ton hommage

Non, j e n’ai pas besoin de passer prés de chez toi pour penser à toi

Il me suffit de tomber sur ton nom par hasard sur mon répertoire

Même moins, ou plutôt rien, ça m’arrive juste comme ça

Non, je ne te parle pas, pourtant si tu m’entends ? Je ne le sais pas

Je ne t’écris pas non plus parce que si tu me lis ? Je ne le sais pas non plus

Je pense à toi et ne t’en fais pas, je suis très heureux

Je pense à nos fous rires, et nos moments à deux

A ces moments où on se foutait de n’importe quoi, à commencer par le moi

C’est la qu’on se rend compte que l’amitié c’est des valeurs qu’on partage

On riait de tout, on disait que rien n’est dramatique, même pas un drame, même pas la mort….comme quoi….

Je n’ai pas pu te dire au revoir, comme dirait la chanson « ce n’est qu’un au revoir »

Je te dirais même à un de ces jours

Parce que j’aime la vie en n’ayant rien contre la mort

 

Je l’aime tellement,  que je la vivrai doublement et plus intensément pour toi et pour moi

Hé, tu vois, ça me fait sourire, malgré moi, j’ai fini par t’écrire. Comme toujours, je dirai au moins que j’ai essayé

Allah yerhmek

Publié par : ouchagour | mars 19, 2010

Elle !

http://1erjourdurestedemavie.blogspot.com/

Mercredi 17 Mars à minuit, je composais son numéro, elle décrocha « oui, Nabil, tu m’as bien compris, je rentre dans un centre pour 5 semaines ! ». Venant d’elle, cela n’était qu’une autre preuve de sa force. Bizarrement, je ne ressentais pas aucune peur de ce centre, au contraire, j’étais plus optimiste concernant son futur.

« J’ai lancé un blog pour m’y exprimer, parce que plus que les médecins, plus que le traitement qu’on va me prescrire, je crois en l’humain. J’ai envie d’échanger avec tout le monde, comment je vais vivre cette période, j’ai envie que les gens n’ait plus peur de faire face à eux-mêmes et à ce qui ne va pas en eux ». C’était bien elle, chaque geste, chaque phrase venant d’elle était liée à une cause humaine.

SVP, retenez votre imagination, ce n’est nullement le profil type d’une femme auquel on s’attend un jour à arriver à cela. C’est une personne « normale » qui a un métier passionnant, qui a beaucoup d’amis, qui sors, qui voyagent….une personne même dés qu’on la voit, on sent qu’elle plus forte que la « normale » justement. Alors, lisons-là ensemble tout au long de son séjour (5 semaines), écoutons-là, ça sera peut être l’occasion de nous écouter nous-mêmes, le meilleur remède contre le mal être n’est-il pas l’humain lui-même, l’échange ?

Relevons ce défi face à cette inconnue et échangeons au maximum avec elle. Pour moi, je sais déjà que le fait qu’elle ait pris cette décision n’est nullement une preuve de faiblesse, c’est une preuve qu’elle sortira de là doublement forte. Croisons les doigts (mais surtout utilisons nos clavier pour une vraie cause).

http://1erjourdurestedemavie.blogspot.com/

Publié par : ouchagour | février 19, 2010

Ma génération sur un banc d’accusé

Comme un avocat sévère au point de plaider son frère

Comme un juge qui se donne le temps de se voir dans un miroir

Je me suis regardé

Je nous ai mis sur un banc d’accusé

A cet instant, à partir du couloir, je voyais une foule sur le trottoir

L’altruisme vint en premier, accusa ma génération de ne jamais être appelé

L’égoïsme et la lâcheté habillés en individualisme se levèrent pour déclarer être trop usés

Rentra le courage, qui se voyait vieilli, était fou de rage

La tolérance était en transe parce que sa sœur l’identité l’a remplacé comme alibi

La générosité se plaignait d’être complètement virtualité

Nous jetant un regard pathétique, on a compris que l’amour nous en voulait de l’avoir positionné ringard

De notre côté, j’entendais, sur le banc chacun se défendait

L’avenir habillé  en juge d’un ton ferme nous demandait de nous lever d’une seule voix, c’était la seule voie pour éviter le pire des sorts, la condamnation à mort

Publié par : ouchagour | août 3, 2009

LUI et MOI

 

 

 

 

 

Le penseur, Auguste Rodin

Le penseur, Auguste Rodin

 

Lui, Il cria : « Vous, jeunes adultes, vous me faîtes rire avec vos notions de patience, de maturité, de faire les choses étapes par étapes »

 

Moi : « je te comprend tout à fait du haut de tes 20 as, on ne peut que vouloir croquer la vie à pleines dents, vouloir tout, tout de suite…mais tu comprendras aussi, que les  plus belles choses prennent du temps à se construire, qu’il faut passer beaucoup de temps à bâtir des bases solides, tu en jouiras encore plus … »

 

Lui : « ooh arrête avec ta philosophie à deux balles, TU VERRAS, moi à trente ans, j’aurais trois enfants, ma propre boîte, vu mon dernier cours de finances, je me vois bien lancer une banque d’affaires au Maroc, ça ne sera pas la première mais ça sera la plus internationale, la plus in, la plus rentable du marché africain, AUX MOINS…A trente ans, j’aurais un revenu de pas moins de 100 000 dirhams par mois, il n’en faut pas moins vu les études que j’ai fait et l’investissement que ça a coûté à mes parents, j’aurais ma maison avec piscine et je serais à cet age à la recherche d’une maison secondaire en face de la mer, et vu le rythme que j’aurais, j’emmènerai ma femme un week-end par mois à Venise, à paris, à Londres, à pragues… »

 

Moi : « Trouve la femme de ta vie d’abord avant de parler famille… »

 

Lui : « je pense l’avoir déjà trouver, je suis sur que la connais, celle que j’ai rencontré le week-end dernier en boite, elle est canon, un physique californien, un visage italien, et des yeux bleu océan… »

 

Moi, en souriant : « tu es bien mignon toi mais tu apprendras à apprécier le regard au lieu des yeux, tu apprendras qu’en plus du physique, dont je te rappelle, tout aussi bien le tien que le sien va énormément changer avec les années…plus important, tu paieras attention à ce que vous pouvez partager ensemble.. »

 

Lui : « attends que je te raconte, bien sur qu’on a partagé des nuits de folies depuis le week-end dernier, on a dansé comme des fous dés le premier soir, on s’est tapé des fous rires, et tiens –toi bien, comme par hasard on portait des vêtements de la même marque et on a les préférences en cocktails… »

 

Moi, toujours avec le même sourire, décidément, j’éprouve de l’empathie pour ce gamin : « je t’accorde que tout ça est important et ce sont de très bon signes pour la suite, sauf qu’en te parlant de partage, je parlais de notions plus profondes, je parlais de partage de valeurs surtout et plus que tout, je parlais de partage de conversations communes que vous pouvez avoir de vision de la vie et tout cela et avec toute la volonté du monde, si vous ne partagez pas les mêmes valeurs, vous… »

 

Lui : « arrêtes, c’est bon, j’ai compris, mais nom de dieu t’es devenu trop sérieux depuis que je te connais, lâche-toi un peu, limite tu commences à devenir conformiste, un peu monsieur tout le monde, tu sais bien que c’est que je déteste le plus, être comme tout le monde, ne pas avoir sa propre identité, ne pas s’affirmer selon ses propres valeurs et principes. C’est le travail qui te rend comme ça ? Vouloir se faire accepter par tout le monde ? T’as peur d’être vu comme un rebelle, avoue que tu crains d’être rejeté par la hiérarchie si tu te comportes par selon les mêmes codes sociaux, regarde-moi en face ou regarde-toi en face, le résultat sera le même…tu verras comment je poursuivrais mes rêves jusqu’au bout, tu verras comment jamais je ne rentrerais dans un moule, si cela est une condition de la réussite et le succès, je préfère vivre marginale dans un désert ou une île perdue au milieu de nulle part »

 

Moi, prenant un ton de vieux sage : « avec cette attitude, tu n’apporteras aucune valeur ajoutée ni à l’humanité, ni à ton environnement, ni à toi-même, je pense que tu as besoin d’apprendre l’humilité, et ça crois-moi que si ce n’est pas toi qui le veut, la vie te l’apprendra. Apprend à écouter les autres, et saches que si ce n’est pas parfait ce n’est pas parce qu’ils ne le veulent pas ou qu’ils ne peuvent pas mais les choses ne seront jamais parfaites, quoi que tu fasses, et s’il te plait, garde cette énergie en toi, tu ne feras qu’améliorer ce dans quoi tu t’es investit, jamais l’humain n’atteindra la perfection dans quoi que ce soit. Pour améliorer, tu as besoin de t’impliquer, de t’adapter, d’écouter, d’apprendre des autres, tu ne feras jamais rien de l’extérieur, avec ton attitude de « c’est comme ça ou rien », mais au-delà, je te demande de faire les choses avec et par conviction, entreprend en t’impliquant au maximum, en donnant le meilleur de toi-même, dans ton travail, tes relations, tes passions, ta vie amoureuse. Attend –toi à en prendre plein la « gueule » en t’impliquant ainsi, limite aveuglement, mais saches que tu apprendras plus vite et surtout plus. »

 

Lui, plein d’émotions : « tu me rassures, je retrouve dans tes paroles l’homme que j’ai toujours connut. Saches que même si je suis plus jeune que toi, je garde l’œil sur toi, je te suis de très prés pour m’assurer que tu ne t’éloigneras jamais de moi »

 

Je le regarde dans les yeux, ce regard qui brille ne me manquera jamais assez. Je le pri dans mes bras, le serra très fort et nous marchâmes, je lui murmurais dans les oreilles : « S’il te plaît, ne me quitte jamais, j’aurais toujours besoin de toi pour ne pas m’éloigner de ce que je suis », et en me retournant sur le côté, je pointais mon index « et l’autre, qui joue innocemment dans la récré, même s’il n’a que huit ans, nous avons besoin de lui tous les 2, tâchons de le garder toujours avec nous. »

 

C’était un parmi les échanges entre le moi de 30 ans et le moi de 20 ans. En espérant que d’autres s’y reconnaîtront.

 

Cogito en fiction

 

Les 3 ombres, Auguste Rodin

Les 3 ombres, Auguste Rodin

Publié par : ouchagour | août 3, 2009

Un homme de mots

«Je suis un être humain sensible, intelligent, affligé de l’âme d’un clown qui me force toujours à tout gâcher aux moments les plus importants… » telle était la définition que se donnait Jim Morrison lui-même.

Jim Morrison est plus un poète qu’un chanteur. Extraits de « Morrison écrits » de Christian Bourgois éditeur, en commençant par le plus frimouce :

 

You make me real

 

I really want you, really do.

Really need you, baby, god know I do.

‘Cause i am not real enough without you.

Oh, what can I do?

 

You make me real

You make me feel like lovers feel.

You make me throw away mistaken misery.

Make me free, love, make me free.

 

You make me real.

Only you have that appeal.

So let me slide into your tender sunken sea.

Make me free, love, make me free.

 

…………………..

 

Can you dig it.

My meat is real.

My hands-how they move balanced like lithe demons

My hair-so twined & writhing

The skin of my face-pinch the cheeks

My flaming sword tongue

Spraying verbal fire-flys

I’m real.

I’m human but I’m not an ordinary man

No No No

 

…………………

 

Time works like acid

Stained eyes

You see time fly

 

The face changes as the heart beats

&breathes

 

We are not onstant

We are an arrow in flight

The sum of the angles of change

 

Her face changed in the car

Eyes &skin & hair remain

The same. But a hundred similar

Girls succeed each other

 

………

 

Traduit en français : Interchangeable

 

Je vis ici et je vis là,

Je vis partout dans la ville.

J’ai eu du fric, j’ai été sans ;

J’ai eu du fric, j’ai été sans ;

Mais je n’ai jamais été trop fauché pour quitter la ville.

 

Je suis interchangeable, regardez-moi changer ;

Je suis interchangeable, regardez-moi changer.

Je suis l’air que vous respirez, la nourriture que vous mangez,

Les amis que vous saluez dans la rue grouillante.

Regardez-moi changer, regardez-moi changer.

 

Je quitte la ville par le train de minuit,

Voulez me voir changer,

Changer, changer, changer,

Changer, changer, changer.

 

……………..

 

Traire votre moustache ?

Ou moudre une fleur ?

J’en ai assez des visages austères

Qui me fixent du haut de leur tour de

Télé. Je veux des roses dans

La tonnelle de mon jardin ; pigé ?

 

 

……………

 J’ai découvert grâce à ce recueil que Jim à voyagé au Maroc 3 mois avant sa mort en avril-Mai 1971.

« Il y a le connu et l’inconnu, et entre les deux il y a les portes… » À partir de là est né le groupe « Doors ». 

Pour moi, la vie est un chemin où on croise pleins de portes, on toque quelques unes, on en ouvre beaucoup, après on les ferment soit pour rester à l’intérieur soit pour repartir…

Publié par : ouchagour | mai 6, 2009

IMAGINE

Dimanche 03 mai, deuxième week-end à bosser….réveil de bonheur, l’émission « philosophie » sur arte,  m’a permis de prendre du recul, de savourer de bon matin ce texte de beaudelaire …extrait :

 

« Mystérieuse faculté que cette reine des facultés ! Elle touche à toutes les autres ; elle les excite, elle les envoie au combat. Elle leur ressemble quelquefois au point de se confondre avec elles, et cependant elle est toujours bien elle-même, et les hommes qu’elle n’agite pas sont facilement reconnaissables à je ne sais quelle malédiction qui dessèche leurs productions comme le figuier de l’Évangile.

 

M.C Escher

M.C Escher

Elle est l’analyse, elle est la synthèse ; et cependant des hommes habiles dans l’analyse et suffisamment aptes à faire un résumé peuvent être privés d’imagination. Elle est cela, et elle n’est pas tout à fait cela. Elle est la sensibilité, et pourtant il y a des personnes très sensibles, trop sensibles peut-être, qui en sont privées. C’est l’imagination qui a enseigné à l’homme le sens moral de la couleur, du contour, du son et du parfum. Elle a créé, au commencement du monde, l’analogie et la métaphore. Elle décompose toute la création, et, avec les matériaux amassés et disposés suivant des règles dont on ne peut trouver l’origine que dans le plus profond de l’âme, elle crée un monde nouveau, elle produit la sensation du neuf. Comme elle a créé le monde (on peut bien dire cela, je crois, même dans un sens religieux), il est juste qu’elle le gouverne. Que dit-on d’un guerrier sans imagination ? Qu’il peut faire un excellent soldat, mais que, s’il commande des armées, il ne fera pas de conquêtes. Le cas peut se comparer à celui d’un poète ou d’un romancier qui enlèverait à l’imagination le commandement des facultés pour le donner, par exemple, à la connaissance de la langue ou à l’observation des faits. Que dit-on d’un diplomate sans imagination ? Qu’il peut très bien connaître l’histoire des traités et des alliances dans le passé, mais qu’il ne devinera pas les traités et les alliances contenus dans l’avenir. D’un savant sans imagination ? Qu’il a appris tout ce qui, ayant été enseigné, pouvait être appris, mais qu’il ne trouvera pas les lois non encore devinées. L’imagination est la reine du vrai, et le possible est une des provinces du vrai. Elle est positivement apparentée avec l’infini.

   Sans elle, toutes les facultés, si solides ou si aiguisées qu’elles soient, sont comme si elles n’étaient pas, tandis que la faiblesse de quelques facultés secondaires, excitées par une imagination vigoureuse, est un malheur secondaire. Aucune ne peut se passer d’elle, et elle peut suppléer quelques-unes. Souvent ce que celles-ci cherchent et ne trouvent qu’après les essais successifs de plusieurs méthodes non adaptées à la nature des choses, fièrement et simplement elle le devine. Enfin elle joue un rôle puissant même dans la morale ; car, permettez-moi d’aller jusque-là, qu’est-ce que la vertu sans imagination ? Autant dire la vertu sans la pitié, la vertu sans le ciel ; quelque chose de dur, de cruel, de stérilisant, qui, dans certains pays, est devenu la bigoterie, et dans certains autres le protestantisme. »

Publié par : ouchagour | mars 7, 2009

NOTRE GENERATION

 

(Vous recommande de lire tout en écoutant la chanson ! si vous le souhaitez…)

Une chanson sans prétentions, avec des paroles simples…mais vrai la plupart du temps….et un petit ton ironique pour l’humour.

« hal vista ou tchoumira, hal caviar ou lkoumira, ha limousine ou lkrwila, koulchi fi casa… »

On y parle des contrastes de Casablanca mais c’est avant tout un dialogue entre deux générations représentées par Sy Mehdi et hassan El Fed.

Cet échange m’a fait poser des questions sur notre génération : qui sommes-nous ? Quels sont nos atouts ? Que souhaitons-nous pour l’avenir ?

Aux Etats-Unis et en Europe, on étudie de prés cette génération appelée Y en contraste à la génération X. Vous découvrirez ci-bas, des notions intéressantes concernant les « Whyers » :

Définition

Le terme de “Génération Y” désigne les personnes nées entre la fin des années 70 et le milieu des années 90. Elle tire son nom de la génération précédente, nommée génération X. D’autres termes équivalents existent : “enfants du millénaire” ou “net génération” (leurs parents sont souvent des baby boomers).

Un « Whyers » est une personne qui veut être reconnue pour ce qu’elle est, ses idées, aspirations… et pas simplement ce qu’elle fait et ses résultats.

Management

Les jeunes aujourd’hui ont deux attentes essentielles : un besoin de considération et de réciprocité. Ils prônent l’équité entre ce qu’ils pensent donner et devoir recevoir de la part de l’entreprise…

Une nouvelle génération arrive sur le marché du travail, dont le comportement risque de bouleverser complètement les codes de l’entreprise : la génération Y. Cette génération dite ” Génération millénaire ” ou ” MeeWee (Moi-Nous) Génération ” aime les horaires flexibles, les évaluations, les primes, les programmes de développement de carrière, les jours de congés supplémentaires, refuse toute forme de hiérarchie ainsi que les tensions.

« La loyauté à l’égard de l’entreprise s’est perdue en même temps que la notion de carrière, constate Richard Delaye, directeur du réseau d’écoles de commerce DGC. Les jeunes diplômés choisissent un job en fonction de ce qu’il leur apporte. Si la promesse de départ n’est pas tenue, ils n’hésitent pas à quitter l’entreprise rapidement pour trouver ailleurs un employeur plus fiable. »

Selon l’enquête MobiCadres, la durée moyenne en poste des moins de 35 ans n’était que de 2,7 ans en 2007. Adeptes des missions courtes, capables de changements instantanés si le job ne leur convient pas, ils n’en sont pas moins impliqués dans leur travail. Car, au bout du compte, cette succession d’expériences vise à décrocher un jour un boulot qui les passionne et contribue à leur épanouissement personnel.

Couple

La génération Y est aussi sélective dans ses choix de partenaire que d’employeur. Et il semble que cela leur réussisse !

Le nombre de divorces sur le déclin ou stagnant dans le monde (en France selon l’Insee : de 155 000 divorces en 2005 et 139 000 en 2006 nous étions en 2007 à 120 000 divorces– le même taux qu’en chine : 1,5‰). Le taux de natalité progresse, même dans les pays développés (la France et les Etats -Unis ont retrouvé leur taux de natalité de 1970 avec respectivement 2,0 et 2,1 enfants par femme).

Mais voilà. Hommes et femmes attendent de plus en plus longtemps avant de passer devant le maire. Enfin, s’ils décident d’officialiser leur union.

Politique

La “Génération Y” américaine  (née à partir des 1980) vient de faire une entrée fracassante dans le monde politique et dans le monde tout court.

Son vote massif en faveur d’Obama a été décisif pour faire élire le premier président noir des Etats-Unis. Le phénomène est intéressant à plus d’un titre.

Premièrement, il met à mal les clichés dépeignant les jeunes  américains  comme apolitiques, individualistes et  ignorants. Par leur formidable mobilisation lors du vote mais aussi dans la phase de campagne, les jeunes américains ont démontré leur volonté de s’engager et de défendre  un idéal collectif. 

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Cogito

Qu’en est-il du Maroc ? De quoi rêvent ces personnes nées entre le milieu des années 70 et le milieu des années 90 ? Quelles sont ses aspirations individuelles et collectives? A-t-on une réponse à ces questions, pouvons-nous les synthétiser en quelques pages comme ci-dessus ?

L’origine du problème on le sait, un manque de sociologues et anthropologues parmi notre génération capable d’analyser ça de manière «  scientifique » et lancer les débats sur des sujets pointus dans ce domaine.

Sans prétention de pouvoir prendre le rôle de ces spécialistes, chacun de nous faisant partie de cette génération peut faire des constats de ses observations :

En ce qui me concerne, je vois une génération qui après avoir grandi dans la découverte permanente de l’autre, après avoir voyagé, étudié à l’étranger, je vois une génération qui revient vers ses origines, sa source, je vois une génération qui rêve d’un weekend à Paris comme elle peut rêver d’un weekend à Essaouira ou à Dakhla.

Une génération qui n’a aucun complexe à mixer ce qu’il y a de mieux à l’étranger avec sa propre identité. La preuve en est l’incroyable succès de ses groupes marocains, qui malgré les difficultés qu’ils vivent, attirent une foule énorme.

Cette génération, je l’appellerais la « GENERATION M » : M comme Maroc, M comme modernité.

Cette génération n’hésite pas à lancer des concepts innovants et novateurs, quitte à se lancer dans des paris fous ,  une génération qui se spécialise et bien d’autres

Ce sont de très bons indices pour l’avenir de notre pays, on pourrait citer des centaines d’initiatives comme ça, mais c’est encore mieux de savoir ce que nous voulons tous, ce qui nous est commun….notre génération a besoin d’hommes et de femmes capables de traduire sur le terrain les désirs des EMMERS, et d’aider à construire le Maroc de demain à travers la gestion de la chose publique …. Pour cela, engagez-vous !

Et pour ceux qui ne sont pas intéressés, il n’y a pas mieux qu’un classique :

 

 

 

Publié par : ouchagour | février 16, 2009

Rose cynique

Un billet de presse citron sur les nouveaux sites à tendance positive et optimiste m’a interpellé. Ces sites, par ailleurs, ont un succès fou en cette période où on subit la crise de manière psychique avant que l’effet ne nous affecte au niveau individuel.

Et si on essayait de faire pareil pour le plus beau pays du monde ?

Voyons voir….je met mes lunettes roses pour vous annoncer les news positifs ou plutôt le coté positif de l’actualité marocaine :

·         La crise fait que beaucoup de nos compatriotes MRE sont rentrés. Licenciements en Europe, ou business en faillite… en tout cas, ça doit faire plaisir à leurs familles de les voir plutôt que prévu ;

·         Pour ceux qui se plaignent du froid, les barrages ont été remplis à hauteur de 80% au niveau national, du jamais vus depuis 1963 ;

·         Le logement social avance bien. Les inondations facilitent le délogement des bidonvilles dont les habitants ne voulaient sortir ;

·         Il y a moins de famine dans le rural. Encore une fois grâce aux inondations, les habitants du rural ont reçu des dons alimentaires (je comprends que cette dernière phrase choque. C’est surtout pour montrer qu’avec ou sans inondations, les marocains dans le rural souffrent à longueur d’année, avec ou sans inondations ces gens vivent dans des conditions inacceptables. En plus, dans ce cas, on est très optimiste, parce qu’on suppose que les habitants aient bien reçu les dons qui leur sont destinés)

·         La crise toujours: Ali, jeune cadre dynamique voit enfin l’espoir de pouvoir acquérir un appartement lui aussi….Plusieurs promoteurs immobiliers seront contraint à offrir les logements à des prix plus raisonnables .

 

Et vous, mettez vos lunettes roses et partagez avec nous vos news positifs

 

Publié par : ouchagour | janvier 28, 2009

Hello

……..et un peu de douceur en ces temps de crise !

Publié par : ouchagour | janvier 28, 2009

Be nice to win

Pour ceux qui ne croient pas (ou plus) aux religions, pour ceux qui ont oublié les contes de leur enfance où « les gentils gagnent à la fin », voici une preuve scientifique :

 

« Nice guys finish first » est un documentaire de la BBC diffusé en 1986. Il compare l’égoïsme et la coopération en se basant sur le dilemme du  prisonnier.

Publié par : ouchagour | janvier 2, 2009

Les noces du Maroc en Afrique

Jeune Afrique a publié dans son dernier numéro de 2008 le classement des 100 personnalités qui feront l’Afrique en 2009. Vu l’intérêt que porte le Maroc au continent et le rôle stratégique qu’il souhaite jouer, j’ai trouvé intéressant d’analyser ensemble sur les 100, les marocains qui y figurent et les domaines dans lesquels ils « excellent » :

·         Tout d’abord, l’hebdomadaire n’oublie pas de rappeler le dixième anniversaire du règne de Mohammed VI. Jeune Afrique le décrit de la sorte «  une décennie plus tard, Mohammed VI est sans doute le souverain le plus incontesté (et le plus populaire, avec son grand-père Mohammed V) qu’ait connu le Maroc ». Heureusement, quand je me remémore ce vendredi 23 Juillet 1999, quel est ce citoyen marocain qui n’a pas eu peur pour la stabilité de son pays et son avenir ? Aujourd’hui, 10 ans plus tard, beaucoup de chemin a été parcouru, plusieurs choses réalisées et certes restent encore beaucoup, mais qui a la prétention de faire évoluer un pays, un peuple, une société, une culture en un claquement de doigt. Le chemin est encore long et nous devons le faire tous ensemble. Ce n’est pas en critiquant dans une terrasse de café qu’on le fera. Si chacun de nous prend ses responsabilités individuelles, et améliore son propre quotidien, on y arrivera….           

 

 ·         Dans la catégorie « leaders et décideurs », on trouve, bien évidemment,  Fouad Ali El  Himma, ensuite celui qui a été nommé pour lutter contre la corruption (lourde tache !) Abdeslam Aboudrar, celui-ci, un homme très respecté par sa carrière politique et sa carrière professionnelle au sein de la CDG, où il est DGA actuellement. Par ailleurs, le magazine continentale déniche un des profils les plus discrets et pourtant un des hommes clés du royaume : Mohamed Yassine Mansouri, directeur général du contre espionnage et qui selon Jeune Afrique « aurait repris à son compte quelques unes des attributions clés autrefois dévolues à Fouad Ali El Himma ». et en dernier, on trouve le très jeune Salim Cheikh, 36 ans et qui viens d’être nommé à la tête de la deuxième chaine, on ne peut que lui souhaiter bonne chance dans sa mission….

 

·         Deux femmes nous représentent dans la catégorie «  Argent et Affaires », Hynd Bouhia, 35 ans, (ex) Directrice de la Bourse de Casablanca et classée dernièrement par le magazine Forbes comme la 29 ème femme la plus influente du monde et Salwa Akhannouch, l’épouse du ministre de l’agriculture Aziz Akhannouch et femme d’affaires qui ouvre bientôt le plus grand centre commercial d’Afrique. Pour la réussite du développement d’Attijariwafa Bank à l’international, Mohamed El Kettani, s’en suit Driss Benhima, Mouatassim Belghazi et Ali Fassi Fihri.

 

Dans d’autres catégories on ne trouve  aucun marocain, c’est le cas des présidents candidats et des rebelles putschistes, heureusement…….Pour d’autres c’est plutôt malheureux, qu’on n’y trouve pas de marocains, « arts et lettres » et «  les dieux stades », c’est même désastreux, alarmant !!!!!!!!

 

 

catégories

Nombre de Marocains

%

Présidents candidats

0

0

Anniversaires

1

33,33%

Rebelles et Putschistes

0

0

Leaders et Décideurs

4

13,8%

Argent et Affaires

6

23,07 %

Arts et Lettres

0

0

Les dieux du Stade

0

0

 

Alors ?! sur un critère aussi simpliste que 11 des 100 qui feront l’Afrique en 2009, le Maroc jouera-t-il un rôle stratégique dans le continent?

 

Hors sujet :

 

Selon wikipedia  « Le mot Afrique provient du mot Ifren et c’est une divinité berbère et aussi une tribu berbère les Banou Ifren. Le mot « Afrique » pourrait provenir du nom “Afridi”, une tribu qui vivait en Afrique du Nord près de Carthage. Il se peut aussi qu’il provienne du berbère Taferka « terre », « propriété terrienne ». Celui qui vit sur une terre est nommé Aferkiw, cela a donné africanus en latin, dont le territoire correspond à la province romaine d’Afrique. Ce nom a donné en arabe إفريقيا ifrīqīyā qui désignait jadis l’actuelle Tunisie et aurait donné la désignation de l’Afrique dans son sens moderne par les nouveaux venus. »

Publié par : ouchagour | novembre 26, 2008

La crise en face

Pour ceux qui se demandent, après l’immobilier, après les marchés financiers, après l’industrie automobile, c’est au tour de qui ?

 

Voici un début de réponse, lu sur : http://pisani.blog.lemonde.fr/2008/11/26/la-crise-meme-google/

 

26 novembre 2008

La crise: même Google?

Google a encore augmenté sa domination dans le domaine des moteurs de recherche en passant de 58% du marché américain en octobre 2007 à 63% en octobre 2008.

 

On parle pourtant du licenciement possible d’une partie de ses 10.000 employés temporaires (“contractors”), signe que même cette boîte au succès enviable est sensible à la crise.

 

La chute d’eBay , autre monstre (d’hier?) continue. Le nombre de visiteurs uniques est passé de 54 millions en octobre de l’an dernier à 49 millions cette année. Les difficultés propres à cette entreprise aggravent encore la situation.

 

D’une façon générale, pour la première fois depuis son apparition, le commerce électronique est en baisse (4%) fin novembre, par rapport à la même date de l’an dernier.

 

Enfin, triste vignette propre à la région de San Francisco, mais représentative de l’ensemble, Technorati, le moteur de recherche connu pour son suivi des blogs vient d’annoncer le licenciement d’une partie importante de son personnel et une réduction du salaire des employés (10%) et des dirigeants (entre 15% et 25%).

 

Ce dernier chiffre ne fait-il pas figue d’exemple à suivre?

 

 

Quant à moi, je crois fortement en la citation de Jacques Attali qui disait : « Ce qu’on nomme la crise n’est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde ».

Publié par : ouchagour | novembre 23, 2008

Entrepreneuriat & Monde Politique

 

Suite aux demandes de plusieurs amis qui n’ont pas pu assister à la conférence «  entrepreneuriat & monde politique » jeudi 20 Nov. je vous livre ci-dessous l’impression de Hatim Benjelloun qui a assisté à cette conférence.

 

Celle-ci a été organisée dans le cadre de la semaine internationale de l’entrepreneuriat (Global Entrepreneuship Week) par le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD).

 

Des hommes et des femmes entrepreneurs, des hommes et des femmes représentants de partis politiques ont répondu présents  à l’invitation du CJD. Nous avons, toutefois, remarqué des frustrations de part et d’autre, nous avons ressentis beaucoup d’incompréhensions entre ces deux mondes. Au point de se demander, s’ils parlaient la même langue. Et c’est surement dû au manque de dialogue entre ces deux mondes, et c’est pour cela que nous allons en organiser une autre fois et une troisième fois……jusqu’à ce que ces deux mondes parlent la même langue, jusqu’à ce que ces deux mondes soient utiles l’un pour l’autre, toujours dans le même sens, celui du développement du royaume

 

Je remercie HB d’avoir pris le temps de partager son avis avec nous ci-dessous :

 

La jeunesse Politique marocaine à l’ « imparfait » 

 

Hier, 21 Novembre 2008, j’ai assisté à la conférence du CJD, dans le cadre du World Entrepreneurship Week, sur le thème « Entreprenariat et Monde Politique ». Un groupe de jeunes entrepreneurs issus de divers domaines d’activités étaient invités pour poser des questions concrètes et pratiques à des jeunes cadres des Partis Politiques marocains.

Un programme à priori alléchant offrant la possibilité d’écouter ces jeunes censés prendre la relève dans le monde politique marocain. Sauf que…hormis, ma satisfaction autour de la noble volonté des organisateurs d’offrir un débat de qualité, j’ai vécu hier différentes mises en scènes…mais avec toujours la même sensation confuse : un drôle de mélange entre le comique et l’ennui.

J’aimerai vous donner mon avis personnel sur la prestation de ces 5 jeunes représentants politiques censés répondre à des questions concrètes de jeunes entrepreneurs marocains.

Youssef Bellal, représentant du PPS : voilà un jeune qui peut redorer le blason de la scène politique marocaine offrant le spectacle d’une jeune élite politique marocaine qui en a dans la tête. Malheureusement, en avoir trop dans la tête n’a jamais été synonyme ni d’efficience ni de génie politique. Pour répondre à des questions concrètes, Youssef a préféré nous prodiguer un cours (frisant l’ostentatoire) théorique sur l’économie. Bonne gestuelle, bonne expression, bon français…en gros une pâle imitation d’un Jean François Copé en manque de popularité : Le syndrome des émissions politique France 2 et France 3. Enfin c’est pas grave du tout…Autant faire de la mise en scène politique, autant la calquer sur l’étranger. A la remarque qui lui a été gentiment faite : « Monsieur Bellal, veuillez répondre et revenir à la question posée » ! Sa réponse a démontré son inexpérience en politique : « Il faut d’abord faire le diagnostic avant de parler du remède ». Désolé mon ami, l’homme politique ne fait pas de diagnostic, l’homme politique vit au futur, il a des idées, il est visionnaire, il propose des projets de société…et c’est ensuite l’expert qui se charge de justifier tout ca par des diagnostics et des rapports barbants ! Mais c’est comme ca ! la bonne gouvernance technocratique a pris le dessus sur la décision politique…

Monsieur du PJD…il s’est présenté tellement rapidement que j’ai plus son nom en tête : comment m’exprimer sans heurter le personnage ? On est au Maroc et rien ni personne n’a le droit de vous empêcher de vous exprimer en arabe…et puis c’est notre langue nationale non? Alors pourquoi tant de ravages grammaticaux en Français, pourquoi tant d’idées confuses en Français ! Vos petites citations en Arabe exprimaient parfois de façon brillante tout votre brouillon en Français…
Et bien très déçu par le PJD…je m’attendais à un petit combat politique ! Vous êtes le parti Tribun, censé offrir des idées qui sortent un peu du langage politique “fourre tout” marocain. Je voulais entendre des idées et des positions en adéquation avec votre doctrine de base…que vous taquiniez un peu vos confrères participant au gouvernement ! Enfin bref, je m’attendais à de l’action politicienne…de l’impertinence ! mais finalement, vous étiez aussi consensuel que peut l’ être un troupeau de biches.
Qu’on le veuille ou non au vu de mon applaudimètre personnel, le PJD a reçu le plus d’applaudissements que tout autre parti politique…J’aime ca ! Car le débat manquait de démagogie justement…sans démagogie, pas de politique ! Et ma foi, ils sont fort le PJD dans cet art…

La représentante du RNI, Mbarka Abouida…une femme ! Machiavel a toujours fait de la politique un monde de loup…alors je voulais voir ce que ca donnait une louve marocaine sur la scène politique. Et bien, je n’ai vu qu’un petit agneau (quoique les loups se déguisent souvent en agneau pour arriver à leurs fins!)…désolé, ne prenez pas ça comme du sexisme…mais mon écoute a progressivement diminué lors de son intervention…certains on crié dans la salle qu’elle tenait mal le micro ! J’espère que c’est la bonne raison de mon inattention…J’ai néanmoins retenu une chose : le médiateur a osé lui dire « Les femmes d’abord » pour lui donner la parole ! J’ai assisté encore une fois à ce réflexe anxiogène féminin qui a valu une réponse de la protagoniste: « non ! non ! pas de femme d’abord c’est l’égalité » ! Mlle Mbarka, dans les bonnes manières et la courtoisie, on ne fait pas de mathématiques…on dit « merci » ou au moins une réponse politicienne du genre : « les bonnes idées d’abord » !

Mais je la félicite : une jeune marocaine déjà parlementaire ! Ca mérite du respect…et, accessoirement, de l’attention !

Le représentant de l’USFP ! non, non, pardon…ils n’étaient pas là ! Il n’ont trouvé aucun jeune pour les représenter ! A croire que le socialisme est une idée bien ancienne…qui y croit encore ?

Mais ils auraient du au moins faire comme le PAM, envoyer un jeune d’une « cinquantaine d’années » !

Le secrétaire général adjoint du PAM en personne, Mohamed Benhammou, venu répondre aux jeunes entrepreneurs…une image très paradoxale d’un nouveau parti authentique et moderne.
Du coup, lui, c’était le flou artistique : il répondait par des questions. Et en fixant les jeunes entrepreneurs, il leur demandait « Mais Comment…? »

Mais c’est sûrement l’esprit Enarque du questionnement infini…car monsieur a pris le soin de nous donner les détails de son CV : un Science politicien, un Enarque, un Doctorant, un Intellectuel…un panaché de bon aloi. De quoi complexer toute la salle !Et comme l’a si bien fait remarqué le modérateur M. Nabil Ouchagour : « enchanté » ! Notre ami du PAM s’est fait un petit ego-trip tout seul…pourquoi pas ?? Mais quelle manque de tact politique ! Un représentant politique se doit d’être le plus proche du peuple…alors si vous être intelligent Monsieur Benhammou, ne le dites pas, laissez la chance aux idiots analphabètes que sont les marocains de pouvoir s’identifier à vous !

On dit souvent que les hommes politiques manquent de réalisme, Monsieur Benhammou, lui joue totalement dans l’impressionnisme…

Enfin notre bon vieux Parti de l’Istiqlal, celui qui gouverne nos terres ! Mohamed Ali Hassani, un jeune qui avait le mérite…le mérite d’être jeune. RAS…le gouvernement a baissé les impôts, il a fait çi il a fait ça…une vraie chronique du Matin. La conférence avait commencé déjà depuis deux heures et demi…ma lucidité commençait à perdre de sa consistance ! Donc soit il a été bon et je m’en suis pas rendu compte, soit il a été aussi soporifique que les autres et c’est déjà une bonne chose que je sois resté…vu que la salle s’était à moitié vidée !

Enfin voilà…en gros ! vous me direz probablement : critiques, commentaires, ironie…mais est ce que je peux enlever le mérite à ces jeunes de s’être lancé dans l’arène politique totalement « anémique » au Maroc. Non ! J’applaudis leur courage et leur volontarisme (et ne leur en voudrait même pas pour leur opportunisme).
Ils ont répondus présent. Et c’est là déjà un point d’honneur (excluons le MP et l’USFP qui se sont pas donné la peine de se faire représenté).

J’étais sur mon siège dans le public, je n’ai pas pris le micro pour réagir, je n’ai pas parlé…j’ai réfléchis, analysé leurs réponses, leur façon de se comporter, leur façon de se défendre, de se sourire, de « flirter » entre eux, de se mettre d’accord sur tout et rien…jalousement affalé dans mon siège!

Messieurs les politiques, Bravo quand même d’avoir répondu à l’invitation du CJD…

Hassan II disait déjà à l’époque : « il n’existe pas d’hommes politiques au Maroc »…je me force à croire que cette affirmation n’est plus d’actualité…au risque des désillusions que l’on ressent lors de ce type de manifestation.

Vous n’avez là que les critiques et les commentaires, d’un ancien sympathisant politique qui n’y croit plus vraiment ou peut être…. d’un futur rival politique qui prépare son terrain !

Merci encore au CJD pour cette conférence, qui n’a pas été dépourvue d’enseignement : la crise du politique est encore bel et bien présente au Maroc…et ce genre de conférence nous donne au moins l’occasion d’y repenser et d’y réfléchir…

 

Hatim BENJELLOUN

 

 

Publié par : ouchagour | octobre 22, 2008

UNE REVELATION

 

Tous ceux par l’auditorium 17 à Al Akhawayn se rappellent de ce visage mais surtout de sa voix, Houda El Idrissi, accompagnée à l’époque de Jack, Frank et parfois aussi Azzedine au micro.  Ce groupe a fait bouger plus de 400 étudiants pendant plusieurs années….

Installée aux Etats-unis depuis  quelques années, Houda a sorti son premier tube pour le compte de l’ ONG «  Knockouts for Girls » (KO4G), que vous pouvez découvrir sur son site. Soutenons-la, pas parce qu’elle est marocaine, mais parce que c’est une vraie artiste, passionnée par ce qu’elle fait et qu’elle a tout laissé tomber pour se consacrer à la musique !

 

http://www.myspace.com/houdaelidrissi

 

Publié par : ouchagour | octobre 22, 2008

De bonnes nouvelles

A la rentrée, on scrute, c’est un moment important pour essayer d’anticiper sur les événements de toute l’année et essayer de deviner le thème principal, depuis que j’ai ouvert les yeux (cad depuis l’aid), j’ai pu retenir les infos suivantes :

 

C’est vrai ça fait déjà deux semaines que ça s’est passé, mais ça mérite d’être repris.

 

Le journal officiel  nous demande, à nous ses chers lecteurs, de prendre en considération l’article du Financial Times. Article rédigé par l’égyptien Heba Saleh, article que j’aurais aimé savoir à quelle page il a été publié et la taille qu’il fait parmi les autres, pour ma part, je ne crierais victoire que le jour ou il y aurait un édito sur le Maroc….Mis à part, que cet article vient à quelques jours après la visite de M. Abbas El Fassi à New York, on imagine bien comment la scène aurait pu se dérouler. Suivez mon regard, comment ce même journaliste a pu écrire un article où il critique l’état d’avancement de la démocratie au Maroc, article dont je ne suis pas forcément d’accord sur quelques points, puisque je suis convaincu que ce n’est pas aux Etats-Unis de nous apprendre ce que c’est que la démocratie. Je ne critique pas ce point au Maroc, je me concentre plutôt sur l’état d’avancement de nos chantiers, et puis qu’on se bouge un peu, vivement que ce Maroc profond ne vive plus dans la précarité. Un Maroc profond dont l’élite marocaine se plait tant à s’apitoyer sur son sort ( oui oui, ça fait tellement classe et « humain » de dire à ses amis : vous savez le weekend dernier j’ai participé à une action associative, j’ai distribué des cartables à des enfants, et rien que de voir le sourire de ces anges, pauvres innocent, ça vous réchauffe le cœur……)

….ah 3bibbis, tiens, il est bien absent, mais qu’on le laisse pas tranquille meskine, le quatrième premier  ministre istiqlalien qui « ne  fait pas attention à ce que disent les médias sur lui », selon lui sur cet interview de Jeune Afrique , mais la partie la plus rigolote de l’édito du matin est celle-ci :

 

« L’hommage du « Financial Times » tombe à point nommé, à un moment où la crise financière internationale n’en finit pas de mettre à l’épreuve les économies du monde, où la crise alimentaire ne se cache que pour mieux resurgir, où le « serpent de mer » de la Caisse de compensation menace de rebondir. L’économie marocaine, et ce n’est pas un truisme, s’en sort plutôt bien. Qu’un témoignage neutre, en provenance de Londres, nous le dise et nous le confirme, participe d’une dynamique enclenchée cette année pour briser les goulots d’étranglement et tordre le cou aux préjugés. La croissance économique et l’embellie accompagnent donc le gouvernement de Abbas El Fassi, elle échappe pour ainsi aux malentendus… »

 

Suite à ce paragraphe, je déclare être malentendants, ne m’en voulez pas pour mon scepticisme, moi qui ai tout fait pour y croire, cette fois trrrrop, trrrrop c’est trrrrrop, ramenez moi des gestionnaires, des politiciens, des analphabètes, ce que vous voulez, mais que ça bouge un peu….

 

Tiens il ya un côté où ça bouge, il ya eu la création du Parti Authenticité et Modernité , dont à mes yeux le maitre mot est le paradoxe : déjà en commençant par le nom, ensuite, ce parti qui souhaite créer deux pôles politiques forts, se rajoute lui-même à trente et quelques qui existent, mais en plus la est l’essentiel, tout ce que j’ai à dire à nos chers PAMistes c’est qu’on est tous d’accord avec ce qu’ils disent et là peut être est leur « problème », n’importe qui d’entre nous peut tenir le même discours et on a tous les mêmes envies ( euh je n’irais peut être pas jusque là), les mêmes rêves, mais ou sont les solutions CONCRETES que vous proposez, quelles sont vos actions concernant le Maroc et les marocains et non vos actions au sein du parlement, ça c’est votre salade faites-en ce que vous voulez…bref, comme j’ai écrit en commentaire sur le blog de Balafrej : LHADRA MATCHRI KHADRA

 

Quoi d’autres ? Un excellent article sur le dernier Telquel (du 18 oct.) où le journaliste Souleimane Bencheikh a usé de sa créativité pour nous résumer la rentrée politique (et parlementaire) en utilisant une métaphore avec Sept classiques du western  ainsi la rentrée se résume en : pour une poignée de dollars, règlement de comptes à ok corral, impitoyable, le grand silence, le train sifflera trois fois, il était une fois dans l’ouest et épilogue : l’HOMME AUX COLTS D’OR. Sur le même numéro, on peut lire la rumeur  (de plus en plus persistante) que « le roi serait sur le point d’accorder une interview à un journal marocain », ceux qui croient à cette rumeur font référence à la dixième année de règne de SM le roi Mohammed VI. A l’air de la technologie, du  Web 2.0 et des blogs (marocains), soyons fous et rêvons que le ROI accorde une interview à un blog….

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